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Alfred de Musset

Alfred de Musset naquit à Paris le 11 décembre 1810 et y rendit l’âme le 2 mai 1857.

Auteur romantique de poèmes tourmentés, il s’essaie au théâtre avec des comédies d’un genre fantaisiste et novateur telles que « Les Caprices de Marianne » en 1833 ou bien « On ne badine pas avec l’amour » en 1834. Il est partagé entre une vie intime mouvementée et une aspiration à l’art le plus pur, et cette ambivalence se retrouve dans ses personnages. 

Son chef d’œuvre, la pièce de théâtre historique « Lorenzaccio », publiée en 1834, lui est inspirée par un voyage en Italie avec George Sand, sa compagne de l’époque. Musset s’illustre également dans des recueils de poèmes lyriques tels que les « Nuits » en 1835-1837.

Multipliant les relations amantes, il sombre dans l’alcoolisme et la dépression nerveuse au fil des années. Souffrant d’une malformation cardiaque, sa santé est déficiente. Atteint de la tuberculose, il rend son âme à l’âge de 47 ans.

Auteur de nombreuses citations, celle-ci demeure une des plus marquantes de cet auteur de génie :

« Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais s’il y a au monde une chose sainte et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. »

« Gamiani ou 2 nuits d’excès » que j’ai l’immense plaisir de proposer en audiobook sur mon site est un incontournable de la prose érotique. Les dérèglements des sens d’Alfred de Musset, son existence de débauches, son rôle donjuanesque, son esprit aristocratique, le lesbianisme de George Sand, le décès dramatique de la Malibran ont pu lui inspirer l’histoire pornographique et mortifère de la comtesse Gamiani, qui, selon le jugement outré du Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle, « dépasse les monstruosités du marquis de Sade en paroxysme érotique ».

Ce n’est pas mon avis, en effet, ce roman, certes polisson, à certains abords est plus sentimental et bien moins emporté que « Les Cent Vingt Journées de Sodome »  de Sade.

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